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Asunto:NoticiasdelCeHu 1018/06 - Pierre George (1909 - 2006)
Fecha:Lunes, 2 de Octubre, 2006  22:52:19 (-0300)
Autor:Noticias del CeHu <noticiasdelcehu @..................ar>

NCeHu 1018/06
 
Gentileza de Vania Rubia Farias Vlach (Uberlandia, Brasil).
 

 
El Pais (España), 21/09/06



Pierre George, uno de los padres de la geografía urbana

 En sus teorías, los hombres eran más importantes que las montañas

 Pierre George murió el pasado lunes 11 de septiembre en una localidad de los alrededores de París, a los 96 años. Era una de las grandes figuras de esa "geografía urbana" que aplicó algunas de las ideas dirigidas por el marxismo a la geografía

OCTAVI MARTÍ

 Las ciudades no son sólo un punto en un mapa, no son sólo un entramado de calles, un amontonamiento de edificaciones junto a un río, un puerto marítimo o un importante nudo de comunicaciones, sino también un sistema de relaciones sociales y económicas que establecen una relación rica y compleja con su entorno físico,
 incluso con territorios muy alejados.

 Pierre George, que murió el pasado lunes 11 de septiembre en los alrededores de París, a los 96 años de edad, es una de las grandes figuras de esa "geografía urbana", de una geografía en la que los hombres eran más importantes que las montañas o en la que laeconomía era determinante.

 Sin duda, Pierre George aplicó algunas de las ideas del marxismo a la geografía, pero no lo hizo de manera mecánica y simplista, sino como un auténtico enamorado del territorio y de la cultura de la gente. Para hacerse una idea de la seriedad de su trabajo, baste con recordar que, para mejor poder comprender su mítica URSS, él
 aprendió ruso.

Y gracias a su conocimiento del ruso publicó en 1947 un estupendo volumen sobre la geografía de la URSS, con un despliegue de estadísticas que entonces nadie sabía que estaban trucadas.

 Comunista desde 1936, el alejamiento de Pierre George del partido será el fruto de sucesivas decepciones, pero no de renunciar a un sistema de preguntarse y preguntarle al mundo. Sus pequeños manuales publicados en la colección Que-sais-je? son una referencia para muchos estudiantes, como también lo son los trabajos que hizo en colaboración con su amigo historiador y demógrafo Alfred Sauvy.

 A través de la editorial P.U.F. (Prensa Universitaria de Francia) pondrá en pie diversas colecciones en las que la palabra "mañana"(demain) es importante. Son libros en los que imagina a partir de sólidas bases científicas la evolución de la geografía social y económica de Francia y de Europa.

 Todo ese trabajo quedará interrumpido y desorientado por la explosión de violencia de Mayo del 68. Los valores del nuevo mundo no son los de Pierre George, que en el año 1995 publica el que será su último libro, dedicado a los paisajes de Aviñón y su zona, un tema que había tratado ya en 1934, en su tesis doctoral. Un círculo
 que se cierra.




 Le Monde, 18/09/06


 Pierre George, géographe
 
 Yves Lacoste


 L'oeuvre de Pierre George, qui est mort à 96 ans, lundi 11 septembreà Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), a constitué une étape très importante dans le développement de l'école géographique française.
Jusqu'à la seconde guerre mondiale, celle-ci s'était surtout intéressée, au plan mondial ou régional, aux formes du relief et aux aspects des campagnes ou à la localisation des matières premières et  elle ne prenait guère en compte les problèmes urbains et les paysages industriels.

Dès ses premiers cours à la Sorbonne (Institut de géographie) en 1948, Pierre George - né le 11 octobre 1909 à Paris - donna à la géographie une tout autre dimension, en accordant une importance fondamentale au plan mondial à ce qu'il appelait les "système économiques et sociaux", ceux du système capitaliste et ceux du
 système socialiste. Dans l'ambiance de l'époque, ses cours suscitaient grand intérêt. On pouvait bien évidemment y reconnaître  l'influence du marxisme, mais Pierre George ne s'y référa jamais explicitement, pas plus qu'aux "luttes de classes". Ces cours furent largement diffusés dans l'opinion par une série de petits "Que sais-
 je ?" : Géographie sociale du monde, Géographie industrielle du  monde, etc.
 Dans les années 1950 et 1960, Pierre George orienta pour leurs sujets de thèse le choix de ses meilleurs étudiants - alors plus ou  moins marxistes - vers l'étude des différents types de phénomènes  urbains ou de diverses grandes industries. Pourtant la thèse de géographie régionale que Pierre George avait soutenue en 1934 (à 25
 ans !) sur "la Région du Bas-Rhône" avait été des plus classiques.  Mais il faut tenir compte ensuite de son engagement syndical et  politique. Membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, il adhère au Parti communiste en 1936. C'est alors  son intérêt pour l'Union soviétique qui l'amena à apprendre le  russe, afin de rendre compte pour la Bibliographie géographique  internationale des articles géographiques publiés dans ce pays.

 Ceci lui permit de publier en 1947 le premier gros livre de  géographie en français sur l'Union soviétique. Dans une tout autre  optique, Pierre George publie en 1951 à l'Institut national d'études  démographiques une remarquable Introduction à l'étude géographique
 de la population dans le monde qui inaugure de longues relations d'amitié avec Alfred Sauvy et un rôle actif parmi les démographes.

 "LA FRANCE DE DEMAIN"

 L'activité éditoriale de Pierre George, aux Presses universitaires de France, est considérable. Outre les "Que-sais-je ?", son ami Pierre Angoulvent lui donne les moyens de lancer plusieurs collections "La France de demain", "L'Europe de demain" et la collection Magellan. En 1965, il publie la Géographie active (toujours aux PUF) où il montre en quoi les géographes, par leur capacité d'analyse des "situations", peuvent contribuer à un meilleur aménagement des territoires.

 Pour Pierre George, qui s'était éloigné progressivement du Parti communiste, la crise de 1968 aura de profondes conséquences. Il ne comprend pas l'agitation étudiante et se tient à l'écart des différents courants qui agitent le milieu des géographes, y compris de ceux qui se réclament de lui.

Outre un Dictionnaire de la Géographie (1970) dont il dirige la réalisation, les livres que Pierre George publiera après 1968 traitent non sans nostalgie surtout de la "perte de repères dans le monde actuel". En 1980, il est élu membre de l'Institut, à l'Académie des sciences morales et politiques. Son dernier livre, Le
 Temps des collines (1995, La Table ronde), est une émouvante méditation, en souvenir d'Avignon et des paysages du Bas-Rhône, après avoir réalisé une oeuvre considérable.