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Asunto:NoticiasdelCeHu 91/03 - Des millions de manifestants contre la guerre en Irak
Fecha:Sabado, 15 de Febrero, 2003  22:59:42 (-0300)
Autor:Humboldt <humboldt @............ar>

Ataque radial

NCeHu 91/03
Des millions de manifestants contre la guerre en Irak

Plusieurs millions de personnes ont participé samedi à des manifestations contre la guerre en Irak, principalement en Europe où de véritables marées humaines ont déferlé dans les rues de certains pays pour dire non au président George W. Bush et à son allié Tony Blair. Dans au moins trois pays européens, la mobilisation a battu tous les records et donné lieu à des rassemblements humains parmi les plus importants de l'après-guerre. Pas moins de trois millions de personnes ont participé à Rome à une marche contre la guerre en Irak, ont affirmé les organisateurs. 650 000 personnes étaient massées samedi en fin de journée devant la basilique Saint Jean de Latran, terme de la marche pour la paix organisée à Rome, mais de très nombreux participants n'ont pu accéder à la place, selon la préfecture de police. La mobilisation des Italiens, dont le gouvernement soutient la politique du président américain vis-à-vis de l'Irak, s'annonce néanmoins comme l'une des plus importantes depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

A Londres, ce sont plus de 500 000 personnes, selon une estimation de la police, et plus de deux millions de personnes, selon le chiffre affiché par le panneau lumineux des organisateurs, qui ont défilé à l'occasion de la plus grande manifestation de l'après-guerre en Grande-Bretagne. En Allemagne, environ 500 000 personnes, selon la police et les organisateurs, ont participé à Berlin à une marche contre la guerre, soit là encore l'une des plus importantes manifestations de l'après-guerre.

A Rome, le cortège, parti peu avant midi, s'étendait sur près de dix kilomètres et les images prises d'hélicoptère ont montré une marée humaine aux couleurs de l'arc-en-ciel, celles de la bannière frappée du mot "Pace" (paix en italien) portée comme une cape par les marcheurs. Arrivés à Londres par wagons entiers, en autocars ou à pied, sifflets à la bouche et brandissant une forêt de pancartes "N'attaquez pas l'Irak", des manifestants de tous âges, en famille ou entre amis, ont défilé pour demander aux Etats-Unis et au premier ministre Tony Blair de ne pas déclencher une guerre. Dans le même temps, au moins 25 000 personnes se sont rassemblées à Glasgow en Ecosse, pour une manifestation considérée par la police comme la plus importante dans cette ville depuis celles contre la Poll Tax (impôts locaux) en mars 1990. Ils étaient également près de 10 000 à Belfast en Ulster.

En Espagne, autre pays soutenant Washington, des centaines de milliers de personnes, ont provoqué un véritable embouteillage humain à Barcelone où la foule a vite saturé toutes les principales artères du centre-ville ainsi que les rues avoisinantes. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté à Madrid, selon des estimations de plusieurs journalistes. La manifestation se déroulait très lentement en fin d'après-midi en raison du nombre de participants qui, selon les organisateurs, pourrait dépasser la plus grande manifestation jamais organisée à Barcelone, qui avait rassemblé un million de personnes, le 11 septembre 1976, lors de la première célébration en démocratie de la fête nationale catalane, après 40 ans de dictature franquiste. Une autre manifestation importante devait avoir lieu en soirée à Madrid.

En revanche, en France, pays pourtant en pointe du combat diplomatique pour éviter la guerre en Irak, la mobilisation n'a pas, semble-t-il, été au rendez-vous. La France est apparue plutôt en retrait par rapport à ses voisins européens. Selon les organisateurs, le nombre total de manifestants en France a atteint un demi-million de personnes dans quelque 72 villes, dont 250 000 à Paris. Toutefois, selon la police, la mobilisation n'a atteint que 100 000 personnes à Paris.

Dans le reste de l'Europe, ces manifestations contre une nouvelle guerre du Golfe ont rassemblé au total plusieurs centaines de milliers de personnes, de Bruxelles à Stockholm, Varsovie, Moscou, Budapest ou encore Athènes, où la mobilisation a souvent battu des records. Partout les slogans ont réclamé la paix et demandé aux Etats-Unis de renoncer à cette "guerre pour le pétrole".

Cette journée d'action, décidée lors du sommet social de Florence (Italie) en novembre 2002, avait débuté en Asie où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté. C'est en Australie qu'ils ont été les plus nombreux. Quelque 100 000 personnes ont défilé dès vendredi dans les rues de Melbourne, paralysant la grande métropole australienne. En Nouvelle-Zélande, 7 000 personnes se sont massées samedi devant le parlement de Wellington, tandis qu'un nombre équivalent de gens défilaient dans les rues d'Auckland. Au Japon, quelque 25 000 manifestants avaient défilé dès vendredi soir dans le centre de Tokyo. Des milliers de personnes se sont également rassemblées en Corée du Sud, en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie.

 

"PLUS DE TEMPS" POUR LES INSPECTEURS

Des manifestations ont également eu lieu samedi au Moyen-Orient. Ainsi à Bagdad, des défilés de plusieurs kilomètres, selon des estimations de journalistes, ont rassemblé samedi des manifestants en armes opposés à une éventuelle guerre américaine contre l'Irak. Plus de 200 000 manifestants ont également défilé samedi à Damas et quelque 10 000 à Beyrouth.

Les chancelleries tiraient samedi les leçons du revers essuyé la veille au Conseil de sécurité de l'ONU par les partisans du recours à la force contre l'Irak. Le premier ministre britannique, Tony Blair, pourtant aligné sur l'attitude belliciste des Etats-Unis, a dû reconnaître que les inspecteurs en désarmement de l'ONU en Irak allaient disposer de "plus de temps" pour mener à bien leur mission. Moscou a estimé que le rapport des chefs des inspecteurs en désarmement devant le Conseil de sécurité avait "renforcé les chances de trouver une issue au problème irakien par des moyens pacifiques". Pour le vice-ministre russe des affaires étrangères Iouri Fedotov, "il n'y a actuellement aucun fondement pour recourir à la force à l'égard de l'Irak". Allié-clé des Etats-Unis dans leur guerre contre le terrorisme, le président pakistanais Pervez Musharraf a fait valoir par téléphone à son collègue américain George W. Bush que "la guerre n'est pas une bonne option". Reçu samedi à Bagdad par le président irakien Saddam Hussein, le cardinal français Roger Etchegaray, émissaire personnel du pape Jean Paul II, en a appelé à la "conscience" internationale pour éviter la guerre. Le souverain pontife avait reçu en audience la veille au Vatican le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz.

Dans ce climat quelque peu apaisé, un compromis était attendu lundi ou mardi à l'Otan où la France, la Belgique et l'Allemagne bloquaient depuis une semaine les demandes américaines d'assistance militaire à la Turquie dans la perspective d'une guerre dans le Golfe. Pour autant, les commentateurs considèrent que la perspective d'une guerre n'a pas disparu. L'Irak n'a obtenu qu'un sursis qu'il lui reste à mettre à profit en faisant preuve d'un plein esprit de coopération avec les Nations unies.

Avec AFP


Fuente: Diario Le Monde - París, del 15 de febrero de 2003.